ACCIDENT DE DUVAL : Boire et conduire, est-ce légal ?

Il n’y a pas eu mort d’homme. Mais on peut se poser la question de la responsabilité citoyenne d’un ancien parlementaire, qui est un homme de loi de surcroit.
ACCIDENT DE DUVAL : Boire et conduire, est-ce légal ?

LOIN de chercher la petite bête ou de faire une polémique à deux sous, le point crucial et central de l’affaire dans laquelle se retrouve imbriquée l’avocat et ancien parlementaire Adrien Duval se résume à une simple question : à Maurice, un conducteur a-t-il le droit de consommer de l’alcool et d’ensuite conduire son véhicule en ayant un taux d’alcoolémie supérieur à la limite légale ? Si la réponse est « oui », il n’y a plus rien à en redire et l’affaire est clos. Mais si la réponse est « non », et elle l’est forcément, puisque nous sommes gouvernés par le « rule of law », un conducteur en état d’ébriété ne doit pas prendre le volant. Point.

On ne dit pas qu’Adrien Duval était en état d’ivresse. On ne dit pas non plus qu’il était sobre. C’est à l’enquête policière de déterminer cela puisque l’ancien député de Curepipe/Midlands avait refusé de se soumettre à des tests d’alcoolémie, des tests sanguins ou d’urine, après l’accident de la route survenu dans la soirée du mercredi 21 septembre. Adrien Duval, qui avait préféré garder le silence quand il fut interrogé par la police le soir même au sujet de l’identité du conducteur de la voiture, a reconnu le lendemain, jeudi, que c’était bien lui qui conduisait.

Nous devons nous réjouir que ni Adrien Duval, ni son passager William Martin et ni la conductrice de l’autre véhicule n’ont eu de graves blessures suite à l’accident. Cela, bien que la conductrice a dû être hospitalisée. Il n’y a pas eu mort d’homme. Mais on peut se poser la question de la responsabilité citoyenne d’un ancien parlementaire, qui est un homme de loi de surcroit. On le laisse face à ses responsabilités.

Ce n’est pas une affaire politique. Ce n’est pas non plus une affaire à prendre à la légère. Une personne qui a occupé de hautes fonctions institutionnelles et politiques, qui aspire à revenir au-devant de la scène politique et qui peut-être un jour dirigerait la formation politique à laquelle il appartient, cette personne-là se doit d’être une personne qui se tient loin de toute activité que la morale ou la société réprouverait. Car, entre boire ou conduire, on a toujours un choix. A nous de bien choisir.

Sunil Gohin, CEO de Wazaa FM et d’Inside News

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