Conduite dangereuse : quand Adrien Duval fait fausse route...

Il fut un temps où le droit à l'excès, l’irrespect, les passe-droits… étaient coutumiers chez certains. L’histoire ne doit pas se répéter.
Conduite dangereuse : quand Adrien Duval fait fausse route...

Plus d’une dizaine d’accidents, dont trois fatals, sont survenus sur nos routes au cours de la semaine écoulée. Parmi, il y a l'accident spectaculaire impliquant la voiture de l'ancien Deputy Speaker, Adrien Duval, et celle d'une conductrice âgée de 56 ans à Ébène le mercredi 21 septembre qui retient l’attention. La voiture de cette dernière s'est retrouvée les quatre roues en l'air.

S’agissant de conduite en état d’ivresse, les images vidéos parlent d’elles-mêmes, suite à cet accident qui aurait pu avoir des conséquences graves. En cette soirée d'anniversaire, il semblait qu'Adrien Duval éprouvait des difficultés à parler.

Par conséquent, des questions se posent sur les circonstances exactes de cette collision et sur l’identité du conducteur. Qui était au volant de la Mercedes du fils du leader de l’opposition au moment de l'accident ? Interrogé par la police, mandée sur place, Adrien Duval a, dans un premier temps, nié être au volant du véhicule avant de revenir tard dans la soirée pour certaines explications. Il a maintenu ce soir-là qu'il n’était pas au volant. Mais, ses explications relatives à un problème de santé nauraient pas convaincu les policiers.

Adrien Duval est revenu au poste de police, le lendemain, jeudi, accompagné de son avocat, pour concéder lors d’un interrogatoire que c’était bien lui qui conduisait la Mercedes. Entre-temps, la police a placé son ami, William Martin, passager de la voiture, en cellule de dégrisement. Cela d’autant plus qu’un taux d'alcoolémie (64 mg d’alcool) a été relevé à son encontre dans le Breath Test.

De fait, la situation dans laquelle se trouvait l'ancien député Duval suscite des questions. Pourquoi a-t-il nié être au volant de sa voiture et revenir le lendemain pour avouer que c'était bien lui le conducteur au moment de l'accident ? Pourquoi a-t-il refusé de se soumettre à un alcootest ? A-t-il des choses à cacher ?

Même s'il a passé la nuit en clinique, avec une sentinelle de la police placée devant sa porte, une charge provisoire d’entrave à l’enquête a été retenue contre l’ancien Deputy Speaker. Ayant comparu en cour de Rose-Hill, vendredi, Adrien Duval et William Martin ont obtenu la liberté conditionnelle contre une caution de Rs 3 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 15 000 chacun.

Une chose est claire : chaque citoyen est libre de célébrer son anniversaire. Mais, de là à consommer des boissons alcoolisées et prendre le volant, cela pose un sérieux problème. Il est impératif de retenir les services d’un ami conducteur ou d’un chauffeur pour vous véhiculer si vous avez bu plus que la limite légale.

Il est inadmissible qu’on fasse du « Drink Driving » qui est sévèrement punissable par la loi à Maurice. Car, chaque année, le pays se retrouve avec un nombre conséquent de morts sur nos routes pour cause de conduite dangereuse, de « Drink Driving » ou de « Drug Driving ». Il est inconcevable qu’on conduise en état d’ivresse et qu'on mette en péril la vie des gens.

En tant qu’avocat et ancien parlementaire, Adrien Duval est conscient des dispositions de la loi par rapport à l’alcool au volant. Maurice est un pays de droit. Il est bien sûr considéré innocent jusqu'à preuve du contraire. Laissons la justice suivre son cours. Mais il n’y a pas lieu de croire qu’on peut tout se permettre. Il fut un temps où le droit à l'excès, l’irrespect, les passe-droits… étaient coutumiers chez certains. L’histoire ne doit pas se répéter.

Conduite dangereuse : quand Adrien Duval fait fausse route…

A Lire aussi

No stories found.
Wazaa FM
www.wazaa.mu