PROTOCOLES SANITAIRES : Retour à la normale mais vigilance accrue

La pandémie n’est pas pour autant sous contrôle...
Le virus de la Covid-19 circule toujours
Le virus de la Covid-19 circule toujoursPROTOCOLES SANITAIRES

A partir du vendredi 1er juillet, nous assisterons à un retour à la normale dans pratiquement tous les sphères de notre société

Son message à la nation était très attendu, hier. Là, où nombreux sont ceux voyaient le maintien voire, au mieux, un allègement des restrictions sanitaires, le Premier ministre, Pravind Jugnauth a agréablement surpris les Mauriciens : à partir du vendredi 1er juillet, nous assisterons à un retour à la normale dans pratiquement tous les sphères de notre société. Cependant, le chef du gouvernement lance un appel à la responsabilité et à la vigilance citoyenne. Car, le virus de la Covid-19 circule toujours dans le pays. Liberté oui, mais faire n’importe quoi pour mettre les autres et soi-même en danger, non.

Cette décision de faire tomber littéralement le masque a été mûrement réfléchie. La fin de l’obligation légale de porter le masque dans des lieux publics (à des exceptions près) et la reprise des activités sans restriction sur le nombre de personnes sonnent comme l’espoir d’un retour vers des jours meilleurs. Comme un sentiment d’injustice enfin réparé.

Le gouvernement est bien placé pour le savoir : ces deux ans et demi de privations, de restrictions en tous genres, de ralentissement économique, de subventions accrues et élargies, de soutiens financiers aux employés et aux secteurs en péril, d’achat de vaccins et d’équipements médicaux, sans compter le stress, les pertes d’emplois, le chamboulement du calendrier scolaire, le désespoir des familles directement affectées par la Covid, etc., ont gravement entamé la caisse de l’État, ainsi que le moral des Mauriciens.

Redonner la joie de vivre à ces enfants trop longtemps privés de leur liberté de mouvement.

Il fallait donc redonner le sourire au peuple. Surtout aux plus démunis, ceux qui chaque jour vivent dans la précarité, qui littéralement travaillent le matin pour manger le soir. Redonner la joie de vivre à ces enfants trop longtemps privés de leur liberté de mouvement. Redonner la pêche aux sportifs, aux noctambules, aux turfistes, aux campeurs et pique-niqueurs, aux fans de musique et de concerts sevrés de leurs activités préférées. Redonner la sérénité aux dévots, aux croyants, aux religieux qui peuvent retrouver leurs lieux de culte et leurs cérémonies en congrégation.

Le Champ de Mars va ainsi à nouveau bouillonner d’activités

le petit parieur va pouvoir se replonger dans l’atmosphère des courses hippiques vécues live and direct. Les familles vont pouvoir respirer l’air libre avec délectation dans les forêts et les parcs, sur les plages, sur les terrains de sport. Les jeunes vont pouvoir retrouver leurs activités de prédilection et leurs loisirs. Chacun va pouvoir se replonger dans son « opium », en toute liberté.

Cependant, si cette liberté tant chérie est à nouveau à notre portée, il ne faut pas oublier tous les sacrifices consentis durant ces deux ans et demi. Disons le haut et fort : la gestion de la crise sanitaire a été bien menée par le gouvernement. Pravind Jugnauth a su prendre les décisions qu’il fallait au moment où il le fallait. Même des décisions qui ont pu être impopulaires auprès de certains. Il fallait agir pour le bien de tous. Quand on voit comment certains pays ont énormément souffert durant la pandémie, on réalise à quel point Maurice s’en est relativement très bien sorti.

Cela a aussi pu se faire grâce à la collaboration et à la coopération des Mauriciens. Dans l’ensemble, la population s’est montrée disciplinée durant ces deux dernières années. Nous avons toujours des brebis galeuses, mais elles sont minoritaires. La pandémie n’est pas pour autant sous contrôle. La vigilance reste de mise, comme l’a rappelé le Premier ministre, hier. Le port du masque, obligatoire dans certains lieux, est recommandé dans d’autres cas.

Nous devons adopter une attitude de prévention. Savoir qu’il y a des gens en situation de vulnérabilité sanitaire, des personnes malades et âgées, des patients avec des comorbidités qui demeurent fragiles au virus. Malades ou pas, nous devons savoir prendre nos responsabilités là où il le faut, sans que les autorités aient à nous le dire. Il faut une responsabilisation citoyenne, petits comme grands, riches comme moins riches. Le gouvernement a pris ses responsabilités, il nous incombe d’en faire de même.

Sunil Gohin, CEO de Wazaa FM et d’Inside News

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