Quand l’espoir fait vivre les imbéciles…

Cette opposition était incapable d’arrêter une date au cours du mois d’août. Il se chuchote même que la marche politique, annoncée pour le 3 septembre, serait devenue hypothétique, voire caduque.
Quand l’espoir fait vivre les imbéciles…

Tant qu’il y a la vie, il y a de l’espoir… Mais très souvent l’espoir fait vivre les imbéciles, nous dit le dicton. Ici, à Maurice, dans la marmite politique, cet adage s’applique aux désœuvrés et désespérés qui remuent ciel et terre - souvent en vain - pour faire tomber Pravind Jugnauth et son gouvernement.

L’Entente de l’Espoir, un temps dirigée par le quatuor Paul Bérenger, Roshi Bhadain, Nando Bodha et Xavier-Luc Duval, a implosé. Il faut dire que depuis fin 2021, cette Entente, dit de l’Espoir, battait de l’aile, d’autant que chaque leader a son propre agenda caché, son égo et ne veut faire qu’à sa tête.

Vu la tournure des évènements, cela ne nous étonne guère que le leader du Rassemblement Mauricien, Nando Bodha, ait digéré le fait que l’Entente de l’Espoir ne puisse plus exister. Il s'est même réjoui qu’il n’y ait pas d’alliance entre le PTr et l'Entente de l'Espoir. Quant à Roshi Bhadain, il s’est exclu lui-même de l'Entente. De son côté, nous voyons que le politicien Bruneau Laurette prend ses distances de Linion Pep Morisien de Valayden et Sunnasy.

D'autre part, inimaginable, inadmissible diriez-vous, qu’à un moment, Sherry Singh a démissionné de son poste de CEO de Mauritius Telecom en annonçant qu’un tsunami s'en suivrait, avec en filigrane le survey du «sniffing» allégué sur le réseau de MT à Baie-du-Jacotet. Niet ! Pas de tsunami sur le gouvernement. Plutôt, on a vu de grosses vagues qui ont déferlé sur la barque de l’opposition, la conduisant directement sur les récifs.

On nous annonçait que chauffée à bloc, l’opposition parlementaire et extra-parlementaire devaient organiser une manifestation monstre dans les rues de la capitale, en vue de faire partir le Premier ministre, Pravind Jugnauth, et son gouvernement. Mais, il n'en fut rien. Cette opposition était incapable d’arrêter une date au cours du mois d’août. Il se chuchote même que la marche politique, annoncée pour le 3 septembre, serait devenue hypothétique voire caduque.

Nombreux sont les observateurs politiques, de même que des politiciens tels que Joe Lesjongard, qui se sont interrogés avec raison sur cette problématique : si l’opposition n’est même pas arrivée à finaliser et à se mettre d'accord sur une simple date, comment peut-elle aspirer à diriger les affaires du pays ?

D'autre part, revenant à la charge après une quinzaine de jours de silence, le « Maharajah » Singh a annoncé le spectre d’une alerte cyclonique de classe 4, qui allait s’abattre sur la majorité gouvernementale. Mais nous n’avons rien vu de tel, même pas le début d'une petite brise.

En revanche, nous avons vu un Pravind Jugnauth en verve et déterminé en tant que chef du gouvernement et leader du MSM. Il a pris son bâton de pèlerin pour faire le tour du pays, pour parler un langage de vérité aux Mauriciens. Pravind Jugnauth profite de ces congrès du MSM - tenus dans le cadre du 40e anniversaire du parti en avril 2023 - pour donner la réplique à ses détracteurs et à ses opposants.

En adoptant ce langage de vérité et en regardant le peuple, ainsi que les partisans du parti Soleil, droit dans les yeux, le Premier ministre brave vents et marées pour dire sa version des faits. Requinqué par l'adhésion populaire, il met à mal les allégations et les contre-vérités colportées contre lui. Une manière propre à lui de communiquer.

Quand l’espoir fait vivre les imbéciles…

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