Arrêté en novembre 2025, Hajee Abdoula nie le blanchiment de 3,6 millions de kwachas malawi (MK)

11 juillet 2026

Des éléments de preuve documentaire directs existent contre le dirigeant d’une grande société de services financiers au sujet d’une accusation provisoire de blanchiment d’argent, a soutenu un enquêteur devant le tribunal.

La Commission des crimes financiers (FCC), représentée par l’enquêteur en chef par intérim Atish Bholah, a déclaré que les éléments impliquent Sattar Hajee Abdoula, PDG de Grant Thornton (Advisory Services) Ltd.

L’affaire porte sur une accusation provisoire en vertu de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act (FIAMLA) concernant un versement de 3,6 millions de roupies effectué en 2020 à l’entreprise par la compagnie aérienne nationale Air Mauritius.

Arguments du tribunal de district

Les déclarations ont été faites devant la magistrate Shaheen Daureeawoo au tribunal de district de Port-Louis lors d’une audience sur une motion déposée par M. Hajee Abdoula visant à faire annuler l’accusation provisoire de blanchiment d’argent.

Lors de la contre-expertise par l’avocat de la défense Maître Raouf Gulbul, l’enquêteur Bholah a admis que M. Hajee Abdoula n’avait pas signé le contrat entre Air Mauritius et Grant Thornton (Advisory Services) Ltd.

L’enquêteur a également accepté qu’Air Mauritius n’a pas réclamé le remboursement de l’argent.

Cependant, le parquet a maintenu sa thèse, soutenant que le contrat manquait de l’approbation du conseil requise de la part d’Air Mauritius (MK), contourna les étapes procédurales nécessaires, et que les preuves contre le PDG restent intactes.

Services contestés

La transaction a eu lieu en mars 2020, un mois avant que M. Hajee Abdoula ne soit nommé administrateur d’Air Mauritius.

Le paiement de 3,6 millions de roupies a été transféré pour la fourniture de services de conseil que la FCC allègue ne jamais avoir été réellement fournis à la compagnie aérienne.

M. Hajee Abdoula, arrêté par la FCC le 19 novembre 2025, nie fermement toute malversation.

La défense soutient qu’il existait un contrat civil valable entre Grant Thornton et Air Mauritius.

Selon le PDG, le cabinet avait commencé ses prestations dès réception du premier versement de 3,6 millions de roupies, mais les travaux ne purent être achevés en raison du confinement lié à la Covid-19.

Les équipes juridiques sont prévues soumettre leurs arguments finaux lorsque l’affaire reprendra au tribunal de district de Port-Louis le lundi 13 juillet.

Julien Ramtohul

Journaliste et rédacteur basé à Maurice, je m’intéresse aux sujets qui racontent l’île au quotidien : actualité locale, société, culture, tourisme et initiatives mauriciennes. À travers mes articles, je cherche à proposer une information claire, utile et proche du terrain.