Lettre révèle une ingérence politique majeure à la station expérimentale Barkly

14 juillet 2026

Des fonctionnaires de la Station expérimentale de Barkly ont écrit aux plus hautes autorités gouvernementales pour dénoncer un environnement de travail toxique, alléguant une ingérence politique, des transferts de personnel punitifs et une intimidation fondée sur la surveillance.

Dans une lettre officielle adressée au Chef de la Fonction publique, au ministère de l’Agro-industrie et à plusieurs organismes de réglementation, un groupe d’employés dénonce formellement ce qu’ils décrivent comme un climat croissant de tension et de peur au sein du site de recherche.

Les lanceurs d’alerte exigent une enquête immédiate et indépendante sur la gestion de la station, des contrôles d’accès plus stricts aux zones sensibles, la fin de l’ingérence politique et une protection renforcée du personnel contre le harcèlement persistant.

Au cœur de la controverse se trouve l’implication présumée de Fabrice David, un ministre délégué.

La lettre des lanceurs d’alerte nomme explicitement ce ministre délégué, affirmant qu’il a soutenu un ancien directeur de la station qui, selon eux, continue d’influencer des décisions administratives clés à Barkly malgré sa réaffectation officielle à une division totalement différente.

Selon les signataires, cet ancien responsable rend fréquemment visite au site de Barkly pour peser sur les opérations, agissant, selon les allégations, avec le soutien du ministre délégué David dans le cadre de mutations de personnel controversées et en tissant des liens étroits avec certains cadres supérieurs.

De plus, les employés ont exprimé de graves inquiétudes concernant plusieurs nominations récentes, qu’ils qualifient d’extrêmement inappropriées.

Ils soutiennent aussi que les caméras de sûreté du site servent à les viser, comme un outil de pression administrative et d’intimidation plutôt que d’assurer la sécurité.

Bien que ces révélations, très sensibles, n’aient pas encore été vérifiées de manière indépendante et nécessitent d’urgence les réponses officielles du ministre délégué Fabrice David, du ministère de l’Agro-industrie et des autres parties accusées, le silence des autorités de haut niveau commence déjà à alimenter la suspicion publique.

Pour beaucoup, la crise illustre un scénario inquiétant où les agents publics estiment ne plus pouvoir exercer leurs fonctions librement, en sécurité ou en paix.

Julien Ramtohul

Journaliste et rédacteur basé à Maurice, je m’intéresse aux sujets qui racontent l’île au quotidien : actualité locale, société, culture, tourisme et initiatives mauriciennes. À travers mes articles, je cherche à proposer une information claire, utile et proche du terrain.