Le ministre junior mauricien du Tourisme, Sydney Pierre, a rejeté sans équivoque une invitation publique à défection envers l’opposition, affirmant qu’il continuera de défendre l’intérêt public au sein du gouvernement en place.
Lors d’un entretien accordé à RadioPlus ce lundi 20 juillet, à la veille d’une réunion du groupe parlementaire à Port-Louis, M. Pierre a réaffirmé sa loyauté envers le Parti travailliste.
« Ma position est claire. Je défendrai toujours ceux qui doivent être défendus, et aujourd’hui, je le fais depuis l’intérieur du gouvernement », a déclaré M. Pierre.
Ses remarques font suite à un appel formulé la veille par le chef du Reform Party, Roshi Bhadain. S’adressant lors d’un rassemblement du parti à La Louise, Quatre-Bornes, dimanche 19 juillet, M. Bhadain a exhorté le ministre junior à rompre avec la majorité au pouvoir s’il souhaitait rester fidèle à ses principes.
M. Bhadain a salué M. Pierre comme le seul membre du gouvernement à démontrer « le courage » de s’opposer publiquement à toute proposition menaçant la pension universelle lors des débats parlementaires.
En lui offrant une place dans son mouvement, M. Bhadain a déclaré : « Si vous vous battez pour les gens du quotidien, votre place est réservée au Reform Party ».
Cependant, M. Pierre a clairement indiqué qu’il n’avait pas l’intention de changer de camp. Son objectif politique principal — lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale — demeure totalement inchangé.
« J’ai écouté le discours du leader du Reform Party, et ma position quant à la raison pour laquelle je me suis engagé en politique n’a pas changé — à savoir lutter contre la pauvreté et l’exclusion », a expliqué M. Pierre.
S’agissant de sa position politique, M. Pierre a insisté sur le fait qu’il se sentait en sécurité dans son rôle actuel. « Je suis heureux au sein du Parti travailliste », a-t-il noté, ajoutant que le parti autorise la liberté d’expression.
Lorsqu’on lui a demandé s’il attendait l’introduction du prochain projet de loi de finances avant de prendre une décision finale sur son avenir politique, le ministre junior a rejeté l’idée purement et simplement, répondant : « Où ai-je dit cela ? »