Le Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam, a présidé une première réunion avec des organisations non gouvernementales (ONG) qui travaillent directement avec des jeunes vulnérables et des familles, marquant le démarrage d’un processus de consultation plus vaste lancé par le gouvernement à la suite des récentes tensions dans le pays.
Cette rencontre vise à mieux comprendre les facteurs sous-jacents des événements récents et les difficultés rencontrées par la population, et plus particulièrement par les jeunes.
Selon le gouvernement, l’objectif est de tirer les leçons des troubles récents et de s’attaquer à leurs causes profondes afin d’apporter un meilleur soutien aux jeunes et de leur offrir de véritables perspectives d’avenir.
Un communiqué du Bureau du Premier ministre, daté du jeudi 29 octobre, a confirmé que la réunion avait été honorée par la présence du vice-Premier ministre et ministre de l’Égalité des genres et de la Protection de la famille, Arianne Navarre-Marie, du ministre de la Sécurité sociale, Ashok Subron, de la ministre déléguée au Tourisme, Annabelle Savabaddy, et de la députée Rubna Daureeawoo.
La décision d’entamer le processus de consultation avec les ONG reflète leur connaissance directe des réalités auxquelles sont confrontés les jeunes et les familles vulnérables.
Les responsables ont relevé que l’expérience de ces organisations est essentielle pour identifier les difficultés rencontrées, les facteurs de marginalisation et d’exclusion, et les éventuelles lacunes des mécanismes de soutien existants.
Lors de la séance, le Premier ministre a invité l’ensemble des participants à s’exprimer librement et franchement.
Les échanges ont duré près de trois heures et ont couvert des questions clés telles que l’éducation, l’emploi, la précarité financière, la santé mentale, l’abus de substances, les violences domestiques et sexuelles, la discrimination, la marginalisation des artistes et l’inclusion sociale.
Cette première rencontre sera suivie de consultations avec les comités interreligieux, les ministères, les organismes parapublics, les institutions concernées et les forces vives à travers le pays (forces vives).
Les contributions recueillies serviront à établir une évaluation précise de la situation et à déterminer les interventions prioritaires.
À l’issue de la phase de consultation, un calendrier de mise en œuvre sera finalisé, présentant des échéances clairement définies, des responsabilités identifiées et des objectifs mesurables.
Ce plan servira de feuille de route, et son exécution sera soumise à un suivi rigoureux.
Le gouvernement a insisté sur le fait qu’il compte faire progresser l’initiative au-delà des simples consultations afin de parvenir à des décisions concrètes, des engagements contraignants et des résultats vérifiables sur le terrain.
Grâce à cette approche, les ministres visent à s’attaquer aux causes profondes de la vulnérabilité, à renforcer la prévention et à favoriser l’inclusion sociale et professionnelle des jeunes Mauriciens à long terme.