Le modèle de croissance économique mauricien montre des signes d’essoufflement, selon un avertissement sévère formulé par la Banque mondiale dans un rapport dédié au pays publié fin septembre.
Le nouveau Country Growth and Jobs Report de l’institution évalue la trajectoire économique de l’île Maurice, mettant en lumière sa transition historique d’une économie dépendante du sucre vers un paysage plus diversifié, porté par le tourisme, les services et l’industrie manufacturière. Cependant, le rapport avertit que ce modèle traditionnel montre désormais des signes de faiblesses.
Principaux défis économiques identifiés
La Banque mondiale souligne un ensemble de vulnérabilités structurelles pressantes :
- Des finances publiques sous pression croissante
- Une population vieillissante
- Une compétitivité internationale en recul
- Un manque d’emplois de qualité
La dynamique économique s’est déjà ralentie, la croissance passant à 3,2 % en 2025 et devrait reculer à environ 2,5 % cette année.
Inadéquations du marché du travail et perspectives futures
À ces pressions macroéconomiques s’ajoute un défi structurel récurrent sur le marché du travail interne, caractérisé par un décalage net entre les compétences disponibles de la main-d’œuvre et les exigences des entreprises.
Pour inverser ces tendances, la Banque mondiale met l’accent sur la nécessité urgente de trouver de nouveaux moteurs de croissance pour l’île Maurice.
L’institution recommande de concentrer fortement les efforts sur l’innovation, la digitalisation et la création d’un environnement nettement plus favorable aux activités économiques afin de dynamiser l’économie nationale.