Le Fonds monétaire international (FMI) a légèrement abaissé ses prévisions de croissance pour l’île Maurice, en prévoyant désormais une expansion du produit intérieur brut de 2,7 % en 2026, contre 2,8 % anticipé lors de la publication de juillet.
Les perspectives économiques mondiales actualisées, dévoilées mardi 13 octobre, se situent dans un contexte international défavorable, marqué par des tensions persistantes au Moyen-Orient et par une flambée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.
Après une croissance de 3,2 % en 2025, l’économie de l’île Maurice devrait connaître un ralentissement supplémentaire.
En juillet, le FMI avait déjà souligné un affaiblissement des conditions macroéconomiques, malgré la résilience générale de l’économie locale et les contributions importantes des secteurs des services, notamment le tourisme et les services financiers.
L’inflation dans l’île Maurice repart également à la hausse. Après une inflation de 3,7 % en 2025, les nouvelles prévisions indiquent une hausse des prix à la consommation de 4,7 % en 2026, puis de 5,5 % en 2027.
| Indicateur | Projection 2026 | Projection 2027 |
|---|---|---|
| Croissance de l’île Maurice | 2,7 % / 3,1 %* | 3,4 % |
| Inflation dans l’île Maurice | 4,7 % | 5,5 % / 4,1 %* |
Note : les projections contenues dans le rapport du FMI présentent des chiffres doubles pour la période 2026–2027, indiquant une croissance de 3,1 % (2026) et 3,4 % (2027), parallèlement à des prévisions d’inflation de 4,7 % (2026) et 4,1 % (2027).
Sur la scène mondiale, le FMI a légèrement rehaussé sa prévision de croissance économique mondiale à 3,1 % pour 2026. Cette dynamique modeste est principalement alimentée par les investissements croissants dans l’intelligence artificielle et par les performances solides observées dans certaines économies avancées.
Toutefois, le FMI rappelle que ce chiffre mondial positif masque une économie à deux vitesses : les pays émergents et les importateurs nets d’énergie demeurent particulièrement vulnérables, fortement touchés par la hausse marquée des prix des hydrocarbures qui résulte du conflit au Moyen-Orient.