L’île Maurice est officiellement devenue le 70e signataire des Artemis Accords, s’inscrivant dans un cadre international pour l’exploration et l’utilisation pacifiques, sûrs et durables de l’espace extra-atmosphérique.
En signant cet accord, l’île Maurice devient également la septième nation africaine à adhérer à l’initiative.
L’adhésion a été formalisée par la signature d’un protocole d’accord entre le Ministère de l’Enseignement supérieur, des Sciences et de la Recherche et le Bureau des Affaires africaines du Département d’État des États‑Unis, ouvrant de nouvelles voies de coopération scientifique et technologique alignées sur les priorités nationales de l’île.
Navindsing Jugmohunsing, secrétaire permanent du Ministère de l’Enseignement supérieur, des Sciences et de la Recherche, a signé les Accords au nom de Maurice lors d’une cérémonie à laquelle ont pris part Sarah Troutman, directrice adjointe du Bureau des Affaires africaines du Département d’État américain, et Craig Halbmaier, chargé d’affaires des États‑Unis à Maurice.
Les Artemis Accords, fondés sur les principes du Traité sur l’espace extra-atmosphérique de 1967, établissent un cadre collaboratif destiné à promouvoir une exploration spatiale transparente, pacifique et responsable, tout en encourageant le partage des savoirs entre les pays participants.
Pour Maurice, cette décision stratégique s’inscrit dans son ambition de se positionner comme un acteur crédible et tourné vers l’avenir dans le domaine spatial.
Ce partenariat donne accès à un réseau mondial de partenaires et à des données spatiales essentielles pour des priorités nationales clés, notamment la surveillance maritime, la protection des écosystèmes marins, le suivi des cyclones et le renforcement de la résilience face au changement climatique.
« L’adhésion de Maurice aux Artemis Accords marque une étape décisive dans notre parcours vers la nouvelle ère spatiale », a déclaré M. Jugmohunsing.
« En tant qu’État insulaire en développement dans l’océan Indien, nous réaffirmons notre engagement envers une exploration spatiale pacifique, durable et responsable au bénéfice de l’humanité. »
« Cette adhésion s’inscrit dans la longue tradition de Maurice en matière d’activités spatiales, qui remonte au XVIIIe et au XIXe siècles. »
Il a ajouté que l’accord renforcera la coopération avec la NASA et d’autres partenaires internationaux, ouvrant des perspectives pour la recherche scientifique, le renforcement des capacités et l’innovation, tout en permettant à Maurice de porter la voix des PEID (Petits États insulaires en développement) dans la gouvernance spatiale mondiale.
Le directeur administratif adjoint de la NASA, Matt Anderson, a accueilli Maurice dans la coalition via un message vidéo diffusé lors de la cérémonie.
« Nous avons l’honneur d’accueillir Maurice au sein de la communauté des Artemis Accords et nous nous réjouissons à l’idée de collaborer étroitement dans les années à venir », a déclaré M. Anderson.
« Ensemble, nous posons les bases d’une exploration spatiale future tout en veillant à ce que l’espace reste pacifique, accessible et bénéfique pour tous. »
« Les États‑Unis reviendront sur la Lune et ouvriront une nouvelle ère d’exploration et de découverte — une ambition fondée sur des partenaires de confiance et un engagement commun envers une exploration spatiale responsable. »
Cette adhésion marque une étape majeure après le lancement du premier nanosatellite du pays, MIR-SAT1, le 22 juin 2021, qui a marqué son entrée dans l’ère spatiale.
Depuis lors, Maurice a renforcé ses partenariats internationaux et a établi la Stratégie spatiale mauricienne 2036, une feuille de route stratégique conçue pour développer les capacités nationales et guider le développement à long terme du secteur.
En tant que petit État insulaire en développement, les technologies spatiales offrent à Maurice un outil crucial pour prévoir les risques environnementaux, améliorer la gestion des ressources naturelles et soutenir la prise de décision en matière de politiques publiques, jetant les bases pour exploiter la science et l’innovation en vue d’un avenir plus résilient.