Le Conseil de développement économique de l’île Maurice (EDB) a lancé une nouvelle initiative visant à amener le secteur coopératif de l’île vers les marchés internationaux, afin de renforcer les capacités d’exportation nationales alors que les objectifs commerciaux augmentent.
Le programme « Go-Export », dévoilé le lundi 31 août, vise à donner une nouvelle impulsion aux coopératives locales du pays.
Le secteur compte actuellement plus de 1 400 organisations individuelles et près de 90 000 membres, auxquels il est encouragé de renforcer leurs capacités et de recentrer leur activité sur le commerce international.
Diversification économique et objectifs commerciaux
Lors du lancement, Sanjay Bhunjun, président du EDB, a mis en avant les exportations comme moteur essentiel de croissance pour une économie limitée par un marché intérieur restreint.
« La diversification des marchés permet également de réduire la dépendance à une seule destination et de mieux résister aux chocs économiques », a noté M. Bhunjun.
Cette initiative intervient alors que les exportations totales de biens et de services de l’île Maurice devraient dépasser 490 milliards de roupies en 2026, contre 483 milliards en 2025.
Piliers essentiels et renforcement des capacités
Le programme Go-Export s’appuie sur trois piliers principaux :
- Accès au marché : Faciliter les points d’entrée internationaux pour les producteurs locaux.
- Renforcement des capacités : Développer les compétences opérationnelles au sein des structures coopératives.
- Promotion du commerce : Renforcer la portée commerciale vers les marchés cibles.
Dans le cadre du dispositif, les dirigeants coopératifs participeront à huit sessions spécialisées couvrant les procédures d’exportation, le commerce numérique, le marketing, la logistique, l’emballage, les certifications et l’intelligence de marché.
Selon M. Bhunjun, l’initiative vise à dépasser la simple formation. « L’objectif va au-delà de la simple transmission des connaissances. Il s’agit de renforcer la confiance et de changer les mentalités », a-t-il déclaré.
Des normes plus élevées pour une portée internationale
Aadil Ameer Meea, ministre des Affaires, des PME et des Coopératives, a souligné que les coopératives doivent améliorer leur organisation pour réussir à l’international.
Il a insisté sur le fait que le positionnement de la marque, le contrôle de la qualité et la certification formelle doivent s’aligner directement sur les normes exigées par les marchés d’importation visés.
L’ambition générale du gouvernement est de susciter une nouvelle vague d’exportateurs tout en rehaussant la notoriété des produits « fièrement fabriqués à l’île Maurice » sur des marchés clés en Afrique, en Europe et en Asie.