Jeune de 18 ans avoue avoir créé le groupe WhatsApp « Burning Paradise » après les troubles de Camp-Levieux

21 octobre 2026

Un étudiant de 18 ans a été inculpé provisoirement en vertu de la loi sur la prévention du terrorisme (POTA) après avoir avoué être à l’origine du groupe WhatsApp « Burning Paradise », qui, selon les enquêteurs, aurait réuni environ 500 membres.

Akshaye Boodhun, un étudiant de 18 ans en Lower VI au collège, a été arrêté jeudi dernier, le 15 octobre, par la Central Crime Investigation Department (CCID) dans le cadre d’une enquête en cours sur des troubles civils qui ont touché plusieurs régions du pays au cours de la semaine précédente.

Après un interrogatoire approfondi en présence de son avocat, Boodhun a reconnu qu’il avait initié le groupe de discussion, tout en soutenant ne pas avoir l’intention d’inciter à la violence ou de troubler l’ordre public.

Selon les déclarations de Boodhun, le groupe WhatsApp a été créé à la suite des troubles survenus à Camp-Levieux le 9 octobre, au cours desquels Élodie Thomas a été blessée par balle.

Les enquêteurs ont recueilli des éléments indiquant que le groupe a fini par rassembler environ 500 membres, avec plusieurs personnes désignées comme administrateurs.

Dans le cadre de la même enquête, les autorités ont également arrêté un résident de Roche-Noire âgé de 30 ans.

Il est inculpé provisoirement en vertu de l’article 8 de la POTA, identique à l’accusation retenue contre Boodhun.

Les enquêtes policières se poursuivent afin de préciser les circonstances entourant la création et l’utilisation du groupe « Burning Paradise », ainsi que son éventuelle connexion avec les incidents sociaux plus larges.

Julien Ramtohul

Journaliste et rédacteur basé à Maurice, je m’intéresse aux sujets qui racontent l’île au quotidien : actualité locale, société, culture, tourisme et initiatives mauriciennes. À travers mes articles, je cherche à proposer une information claire, utile et proche du terrain.