La Commission des crimes financiers (FCC) mène une enquête sur un réseau présumé d’échange de devises soupçonné de blanchir jusqu’à Rs 720 millions liés au trafic international de stupéfiants sur une période de deux ans.
Les enquêteurs estiment qu’environ Rs 30 millions seraient convertis chaque mois. Au cœur de l’opération se trouvait le recrutement présumé de personnes sans liens apparents avec des activités criminelles, qui servaient d’intermédiaires.
Leurs cartes d’identité auraient été utilisées pour acheter des devises étrangères — notamment des dollars américains et des euros — en échange de paiements de commissions.
Une partie des fonds illicites a ensuite été transférée à l’étranger via le réseau informel Hawala de transfert d’argent.
Les destinations sous une surveillance accrue par la FCC comprennent Dubaï, Thaïlande et le Royaume-Uni.
L’enquête examine également l’utilisation présumée de crypto-actifs, en particulier les stablecoins, pour faciliter les mouvements au sein du circuit.
La FCC tente actuellement de retracer l’ensemble des flux de fonds et d’identifier les bénéficiaires finaux de ces transactions.
Le mécanisme : comment fonctionne Hawala
Hawala est un système informel de transfert financier qui permet de déplacer l’argent entre les pays sans s’appuyer directement sur les canaux bancaires traditionnels.
Dans le cadre de ce système, un expéditeur confie des fonds à un agent local — connu sous le nom de hawaladar — qui ordonne ensuite à un agent correspondant dans le pays de destination de verser l’équivalent au bénéficiaire.
Les intermédiaires régularisent leurs comptes entre eux au moyen d’arrangements de règlement privés.
Alors que Hawala a été historiquement utilisé dans diverses régions pour offrir des remises rapides lorsque l’accès aux services bancaires standards est restreint, sa nature informelle et l’absence de traces papier explicites font de Hawala une cible vulnérable au blanchiment d’argent et à des opérations financières illicites plus larges.