Le chef du Parti de la Réforme rencontre le Premier ministre au sujet d’une créance étrangère de 1,6 milliard d’euros

11 septembre 2026

Le leader du Reform Party, Roshi Bhadain, a tenu une réunion avec le Premier ministre Navin Ramgoolam au Treasury Building, le mercredi 9 septembre, afin de l’alerter sur une réclamation massive visant l’État mauricien, estimée à 1,6 milliard d’euros (environ Rs 100 milliards).

Malgré cette rencontre au plus haut niveau, Bhadain a insisté sur le fait que les discussions n’avaient “rien de politique”.

Selon les informations recueillies, la réclamation de plusieurs milliards de roupies émane d’un ressortissant étranger.

Bhadain a souligné que les circonstances ayant conduit à cette situation devaient être examinées en profondeur.

Il a également soutenu que d’éventuelles responsabilités concernant la gestion de l’affaire devaient être établies, en pointant spécifiquement les actions au sein de la force policière.

Pour garantir une enquête transparente, le leader du Reform Party a évoqué la possibilité de faire appel à Scotland Yard pour mener une enquête indépendante sur l’affaire.

Update: Inside the high-stakes talks over state’s nearly Rs 90 billion digital asset legal claim

L’action judiciaire devant la Cour suprême a été déposée le 16 juin 2023 par Digitus Holdings Ltd, une société en liquidation, et est représentée par le liquidateur Dwarka Soochit.

Les défendeurs nommés dans la procédure incluent l’État de Maurice, le Commissaire de Police, l’Inspecteur-détective Subhash Ramlugun et l’Agent de police Jean Luc Desire Alban Angar.

Le litige provient d’un matériel informatique saisi par les autorités. Selon la plainte de la société, Digitus Holdings détenait 154,978,66352892 unités d’actifs numériques ou de BTC inscrites dans son bilan au 8 avril 2021.

Suite à une liquidation volontaire le 30 octobre 2021, le liquidateur a récupéré des ordinateurs portables, une Smart Card et des disques durs auprès des administrateurs de la société après avoir signalé l’affaire à la police le 19 novembre 2021.

Une inspection informatique le 13 janvier 2022 a confirmé 153 980,17570068 unités d’actifs numériques sur le matériel, qui a ensuite été placé sous scellé de police au Line Barracks.

Cependant, lors d’une inspection le 10 février 2022, l’un des ordinateurs ne s’est pas allumé. Des examens auraient révélé une oxydation due à la condensation, des traces de liquide sur des composants et une Smart Card illisible qui contiendrait les clés privées nécessaires pour accéder aux actifs numériques.

Digitus Holdings soutient que l’équipement a été endommagé au-delà de toute réparation, rendant les actifs numériques irrécupérables de façon permanente.

La plaignante avance une négligence grave et une faute lourde de la part des autorités policières pour ne pas avoir préservé correctement les éléments.

Un avis formel a été signifié aux défendeurs le 15 mai 2023, demandant à la Cour suprême d’ordonner des paiements de responsabilité conjointe et solidaire d’un montant de 1,617 milliard d’euros, ainsi que les intérêts juridiques à partir de la date de l’avis et les frais.

La valorisation astronomique reflète la valeur comptable interne du bilan de l’entreprise plutôt qu’une évaluation indépendante ou un chiffre validé par le tribunal.

Les procédures juridiques demeurent en cours, sans qu’aucune décision judiciaire n’établisse la responsabilité policière ni ne confirme la destruction physique du matériel par les autorités.

Répondant aux questions du Le Défi Plus, un porte-parole de Line Barracks a déclaré qu’un représentant de la police fournira les informations requises devant le tribunal compte tenu de la plainte en cours, mais a refusé d’émettre d’autres commentaires.

Julien Ramtohul

Journaliste et rédacteur basé à Maurice, je m’intéresse aux sujets qui racontent l’île au quotidien : actualité locale, société, culture, tourisme et initiatives mauriciennes. À travers mes articles, je cherche à proposer une information claire, utile et proche du terrain.