Le gouvernement s’apprête à lancer une vaste modernisation du secteur coopératif, en introduisant une législation stricte de lutte contre le blanchiment d’argent et un nouveau dispositif d’aide financière pouvant atteindre 300 000 Rs par coopérative éligible.
La stratégie à double volet, consistant à la fois en une réforme juridique et en un financement direct de la production, a été dévoilée par Aadil Ameer Meea, le ministre de l’Industrie, des PME et des Coopératives, jeudi 9 juillet.
Lors d’un atelier de planification stratégique organisé au Caudan Arts Centre à Port Louis pour marquer la Journée internationale des coopératives, le ministre a présenté la feuille de route du gouvernement pour relever les défis modernes auxquels est confronté le secteur.
Renforcement de la législation
Un élément central de cette modernisation à venir consiste en des amendements importants à la Loi coopérative en vigueur.
Cette refonte introduira notamment de nouvelles dispositions destinées à lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Le ministre Ameer Meea a assuré les opérateurs que le gouvernement mènerait des consultations approfondies avec les parties prenantes du secteur avant la présentation officielle du nouveau texte.
Critères de financement stricts
Parallèlement aux réformes légales, le gouvernement lance un programme d’appui ciblé offrant jusqu’à 300 000 Rs aux coopératives éligibles pour développer leurs activités de production.
Cependant, le ministre a souligné que les fonds publics seraient étroitement surveillés. L’accès à cette injection de liquidités ne serait pas automatique, et les coopératives nouvellement créées n’auraient pas un droit immédiat à l’aide.
Chaque projet fera l’objet d’un examen rigoureux afin de garantir une supervision stricte des dépenses publiques.
Les critères complets d’éligibilité devraient être publiés prochainement, l’intégralité du dispositif financier devant entrer en vigueur au cours de l’exercice financier en cours.