Le gouvernement mauricien a averti que les terres agricoles laissées en friche par les bénéficiaires seraient reprises par l’État, à l’issue d’un examen rigoureux des attributions de terres.
Lors d’une séance de travail au ministère de l’Agro-Industrie, mardi 22 septembre, le ministre Arvin Boolell a indiqué que les parcelles non utilisées pourraient être récupérées si leurs bénéficiaires ne les mettent pas en production.
Cette mise en garde fait suite à une visite de terrain récente effectuée par des responsables du ministère sur une parcelle attribuée il y a plus d’un an. Les inspecteurs ont constaté qu’aucune activité agricole n’avait été entreprise sur ce site.
Tout en reconnaissant que les bénéficiaires disposent de certains droits, le ministre Boolell a souligné qu’ils portent aussi des obligations claires.
Il a précisé que le destinataire en question avait déjà bénéficié d’une période de grâce de six mois.
Un ultimatum final a désormais été lancé, annonçant que si aucune activité n’est entamée au cours des deux prochains mois, l’État reprendra possession du terrain.
Le ministre a confirmé que cette règle d’application s’applique universellement à l’ensemble des bénéficiaires.
À ce jour, le ministère a distribué près de 675 arpents de terres agricoles, accompagnés d’offres d’appui financier et technique pour aider les bénéficiaires dans leurs projets de culture et d’élevage.
Cependant, le ministre a souligné que les terres disponibles constituent toujours une ressource rare.