Le Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam est arrivé dans la capitale britannique pour des discussions de haut niveau cruciales concernant l’avenir de l’accord relatif aux Chagos, prévu le 22 mai 2025, alors que le traité fait face à une opposition persistante de la part de Washington.
Une rencontre clé est programmée cette semaine entre M. Ramgoolam et Jonathan Powell, conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre britannique et ancien envoyé spécial pour les négociations entre le Royaume‑Uni et l’île Maurice au sujet de l’archipel.
La visite s’inscrit dans la foulée d’un entretien téléphonique entre M. Ramgoolam et le Premier ministre britannique Andy Burnham le 21 septembre, au cours duquel M. Burnham a réaffirmé son engagement à travailler avec l’île Maurice et les États‑Unis afin de trouver une solution pour la ratification du traité et pour l’avenir de la base militaire stratégique de Diego Garcia.
Pourtant, cette poussée diplomatique intervient après l’opposition publique du président américain Donald Trump. S’exprimant à New York le 22 septembre lors d’une rencontre avec M. Burnham, le président Trump a déclaré :
« Je ne le soutiens pas. Je pense que c’est terrible. »
Le dirigeant américain conteste spécifiquement certains éléments de l’accord entre Londres et Port-Louis concernant ce site militaire d’une importance stratégique.
Malgré la position de Washington, Port-Louis a maintenu une position ferme. M. Ramgoolam a affirmé que la souveraineté mauricienne sur les Chagos est « non négociable ».
Cette position a été reprise samedi matin à l’Assemblée générale des Nations unies à New York par le ministre des Affaires étrangères Ritish Ramful, qui a évoqué une préférence pour une « diplomatie discrète » et a confirmé la mission londinienne.
Le cabinet du Premier ministre à Port‑Louis a noté que M. Ramgoolam profitera de son séjour au Royaume‑Uni pour faire progresser les discussions au plus haut niveau sur les derniers développements concernant la mise en œuvre de l’accord bilatéral.