Le président mauricien nie son rôle dans les améliorations de sécurité de la résidence estimées à 20,3 millions de Rs, contestées

7 août 2026

Le président Dharam Gokhool a affirmé qu’il n’est pas l’instigateur des futures améliorations de sécurité prévues pour sa résidence privée, précisant que la responsabilité incombe entièrement au Bureau du Premier ministre à la suite d’une controverse publique croissante autour de ce projet évalué à plusieurs millions de roupies.

S’adressant directement à Radio Plus au milieu des réactions des réseaux sociaux, le chef de l’État a précisé que l’organisation de la sécurité présidentielle ne relevait pas de ses attributions.

Au contraire, a-t-il expliqué, la responsabilité incombe au gouvernement, plus précisément à la Division de la sécurité qui opère sous le Bureau du Premier ministre (PMO).

Répondant aux critiques publiques concernant le coût des travaux, Gokhool a reconnu que les questions soulevées par les citoyens étaient légitimes.

Cependant, il a souligné que la présidence n’a pas l’autorité pour déterminer la nature ou l’étendue des opérations de sécurité, ajoutant que c’était au Premier ministre de fournir les explications nécessaires et d’éclaircir la situation.

Controverse politique grandissante

Le différend porte sur les améliorations prévues de la sécurité au domicile privé du président et l’utilisation de fonds publics pour les financer.

La controverse a suscité des déclarations véhémentes du groupe d’opposition Linion Moris, de la Présidence et du ministre Ajay Gunness concernant à la fois l’étendue et l’empreinte financière du projet.

La controverse a éclaté le mardi 28 juillet à la suite d’un message publié sur les réseaux sociaux par Raouff Khodabaccus, activiste et membre de Linion Moris.

Khodabaccus a publiquement allégué que des ressources publiques étaient utilisées pour financer des modifications de sécurité « injustifiées » sur la propriété privée de Gokhool.

Selon les chiffres avancés par Khodabaccus, le projet était initialement budgété à 17,3 millions de roupies, avant de s’élever ensuite à 20,3 millions de roupies.

Julien Ramtohul

Journaliste et rédacteur basé à Maurice, je m’intéresse aux sujets qui racontent l’île au quotidien : actualité locale, société, culture, tourisme et initiatives mauriciennes. À travers mes articles, je cherche à proposer une information claire, utile et proche du terrain.