Le principal dispositif de stockage d’eau du pays a chuté à un taux de remplissage de 40 %, soit une baisse spectaculaire comparée à plus de 80 % à la même période l’an dernier, ce qui suscite des avertissements concernant de nouvelles limitations d’approvisionnement.
Sunil Gopal, responsable des communications de l’Autorité centrale de l’eau (ACE), a qualifié l’évolution de la crise hydrique de « très alarmante ». Une réunion d’évaluation de haut niveau est prévue la semaine prochaine, lors de laquelle les autorités devraient annoncer de nouvelles mesures restrictives.
Cette déplétion marquée est due à une sécheresse persistante, intensifiée par un changement dans les schémas climatiques mondiaux, les Services météorologiques de Maurice (MMS) confirmant une transition de La Niña à El Niño.
Raj Booneeady, directeur par intérim des MMS, a confirmé ce déplacement météorologique. Interrogé sur le lien direct, M. Gopal s’est montré catégorique, imputant ces évolutions climatiques au changement climatique et indiquant que, bien que des précipitations aient été enregistrées, elles restent entièrement insuffisantes pour reconstituer les réservoirs de l’île.
Des mesures strictes de conservation restent fortement appliquées à l’échelle nationale. Les citoyens se voient actuellement interdire de laver leurs véhicules ou d’utiliser des nettoyeurs haute pression, tandis que l’irrigation agricole est strictement limitée exclusivement aux cultures de légumes.
Les coupures d’approvisionnement existantes, mises en place le 19 juin, limitent actuellement les ménages de Plaines-Wilhems à entre cinq et six heures d’eau courante par jour, l’alimentation fonctionnant strictement de 15 h 00 à 20 h 00 ou 21 h 00.
Les plannings de distribution d’eau dans toutes les autres régions ont eux aussi connu une réduction quotidienne de deux heures.