La Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) a lancé un défi ferme contre un nouveau cadre réglementaire autorisant l’utilisation de prestataires de main-d’œuvre pour recruter des travailleurs migrants dans le secteur agricole.
Dans le cadre du projet pilote, des intermédiaires externes recruteront des travailleurs à l’étranger et les mettront à disposition des entreprises agricoles, devenant officiellement les employeurs juridiques de ces travailleurs migrants.
La porte-parole de la CTSP, Jane Ragoo, a averti que ce dispositif risque d’accroître la vulnérabilité des travailleurs étrangers qui subissent déjà de longues heures de travail et des salaires insuffisants.
En réponse, Ragoo a annoncé son intention de porter l’affaire devant l’Organisation internationale du travail (OIT) afin de contester la mise en œuvre de l’initiative.
Le ministre du Travail, Reza Uteem, a exprimé sa surprise face à l’opposition, précisant que le dispositif vise principalement les petits exploitants et l’ensemble de l’industrie agricole.
Le ministre Uteem a affirmé que le cadre juridique intègre des garanties spécifiques destinées à protéger les travailleurs étrangers et à prévenir toute exploitation.