Les hôteliers et propriétaires de bungalows à Pointe-d’Esny se voient accorder un délai de 14 jours pour démanteler les clôtures illégales, cordages, poteaux et panneaux qui restreignent l’accès du public au littoral, faute de quoi l’État interviendra et l’éventuelle annulation de leurs baux fonciers pourrait être envisagée.
Le délai strict a été fixé le jeudi 13 août par le ministre des Terres et du Logement, Shakeel Mohamed, lors d’une inspection de la zone côtière envahie.
Accompagné de fonctionnaires du ministère, de représentants de l’Autorité des Plages, de la police, de l’Unité de Soutien Spécial, de la Force Mobile Spéciale (SMF) et du ministre des Affaires locales, Ranjiv Woochit, Mohamed a déclaré que les terrains publics doivent rester entièrement ouverts à tous.
Avertissements stricts lors de l’inspection sur le terrain
Lors de la visite — à laquelle ont également assisté Navinchandra Luchoo, chef géomètre de la division de l’arpentage du ministère, et Carina Gounden, membre du collectif Aret Kokin Nu Laplaz et de Mru2025 —, Mohamed a inspecté des délimitations improvisées et des structures illégales érigées directement dans le sable.
Les inspections ont révélé des cordes dissimulées sous le feuillage, des poteaux en bois plantés directement sur la plage, des plantations disposées intentionnellement pour servir de haies, de petites portes et des panneaux indiquant « Plage privée ». À un endroit, un panneau destiné à indiquer un détour gisait au sol, presque recouvert par la végétation.
« Je ne suis pas venu ici pour parler et repartir », a averti Mohamed à un agent lors de la visite du site. « Si nécessaire, j’abattrai moi-même ces structures de mes propres mains. »
Clarification de la loi sur l’accès au domaine public
S’adressant aux propriétaires des campements et aux habitants locaux, le ministre a clarifié la frontière juridique entre les baux privés et le domaine public, soulignant qu’un bail sur une parcelle littorale n’accorde aucun droit exclusif d’obstruer ou de restreindre l’accès du public le long du littoral.

- Structures permanentes vs. temporaires : Mohamed a distingué entre les installations temporaires et les structures permanentes (ancrées dans le sol), précisant qu’aucune structure permanente ne peut être érigée sans les autorisations appropriées, telles qu’un permis de construire et d’utilisation des terrains délivré par le conseil de district.
- Lignes de construction : Toutes les installations doivent strictement respecter les lignes de construction obligatoires sans empiéter sur les terrains publics.
- Mesures d’application : Des agents de la SMF ont été invités à intervenir directement contre les obstructions entravant le passage du public. Des avis ont officiellement été signifiés aux propriétaires qui ne se conforment pas à la loi.
Lutte contre les comportements antisociaux locaux
L’inspection a également mis en évidence des tensions persistantes entre les résidents en bord de plage et les baigneurs.
Une résidente locale, Marie Jane S., est intervenue pour partager ses expériences de comportements antisociaux graves, décrivant des incidents où des individus ont fait leurs besoins directement sur la plage, devant chez elle et sur ses transats.
En reconnaissant ces plaintes ainsi que les préoccupations relatives à la consommation d’alcool publique et à la pollution sonore, Mohamed a admis : « Je suis d’accord avec vous. Trop longtemps, les autorités ont étéAbsentes. »
Ultimatum et prochaines étapes
Tout en exprimant une préférence pour une résolution amiable fondée sur une coexistence pacifique, Mohamed a affiché une position ferme pour l’avenir.
Après l’expiration du compte à rebours de 14 jours, le ministère prendra des mesures directes pour dégager les points d’accès bloqués et poursuivra la résiliation des baux des propriétaires qui persisteront à ne pas se conformer à la loi.
D’autres visites d’inspection sont prévues dans d’autres régions où des empiètements similaires persistent.