Couleurs de l’incendie : la vengeance est un plat qui se mange froid

Couleurs de l’incendie, un somptueux film en costumes signé Clovis Cornillac, d’après le roman de Pierre Lemaître.
Couleurs de l’incendie : la vengeance est un plat qui se mange froid

Pour son quatrième film comme réalisateur, le comédien Clovis Cornillac adapte avec succès le roman Couleurs de l’incendie, de Pierre Lemaître. Sur un scénario signé par le romancier lui-même, Couleurs de l’incendie est une belle réussite, un récit captivant qui se déroule dans les années 1930, avec un casting de haute volée et une mise en scène très soignée. Du cinéma populaire comme on les aime.

L’écrivain Pierre Lemaitre avait obtenu le prix Goncourt en 2013 avec son roman Au revoir là-haut, premier volet de sa trilogie « Les enfants du désastre ». L’acteur et réalisateur Albert Dupontel avait porté le roman à l’écran en 2017. Au revoir là-haut avait séduit les critiques et le public, avec à la clé cinq Césars en 2018.

Apres avoir coécrit le scénario d’Au revoir là-haut avec Albert Dupontel, Pierre Lemaître signe seul le scénario de cette adaptation cinématographique du deuxième tome de sa trilogie romanesque. Mais cette fois le film est réalisé par Clovis Cornillac, connu pour ses rôles comiques dans Brice de Nice et Astérix aux Jeux Olympiques, et comme réalisateur de la comédie Un peu, beaucoup, aveuglément en 2015 et de Belle et Sébastien 3 en 2017.

En 1927, après le décès de son père, Madeleine Péricourt (Léa Drucker) prend la tête de l’empire financier dont elle hérite. Trahie par les hommes de son entourage en qui elle avait placé toute sa confiance, ruinée, elle mettra tout en œuvre pour survivre, reconstruire sa vie et s'offrir une vengeance digne du comte de Monte-Cristo.

Visuellement, Couleurs de l’incendie est un vrai régal, avec des décors et costumes somptueux qui nous plongent dans l’époque de l'entre-deux-guerres. De plus, en appuyant sur le récit très cinématographique du roman de Pierre Lemaitre, Clovis Cornillac présente une belle fresque humaine. Parmi un casting cinq étoiles, Léa Drucker joue avec une conviction déterminée cette « Monte-Cristo au féminin » qui, après avoir perdu sa fortune et son innocence, se relève envers et contre tous, pour l’amour de son fils.

Inscrite dans une tradition du cinéma française populaire et classique, Couleurs de l’incendie est une œuvre prenante, une histoire de vengeance qui nous captive du début à la fin. Bref, du cinéma populaire grand public comme on les aime.

Couleurs de l’incendie. Drame français de Clovis Cornillac (2022). Avec Léa Drucker, Benoît Poelvoorde, Olivier Gourmet. Durée : 2h16mn

Couleurs de l’incendie : la vengeance est un plat qui se mange froid

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