ÉDUCATION – Organisation des examens : Garder confiance

Il ne sert à rien de faire du sensationnel ou de faire un usage politique d'une question aussi sensible.
ÉDUCATION – Organisation des examens : Garder confiance
Le bon déroulement des contrôlesExamens

« La femme de César ne doit pas être soupçonnée. » Cette expression française qui puise ses origines dans l’histoire de l’empire romain signifie, de nos jours, que les personnalités officielles, comme les institutions, doivent être à l’abri des accusations. Le monde de l’éducation a connu une petite ébullition ces dernières semaines : il y a eu des brèches dans la sécurité entourant la préparation de certains papiers d’examens au Mauritius Examinations Syndicate (MES). La personne à l’origine de cette maldonne aurait été sanctionnée et suspendue de ses fonctions. Au-delà de l’enquête menée, le maître-mot autour de cette affaire est la confiance.

Car, tout comme la femme de César, le MES doit être au-dessus de tout soupçon. L’institution de Réduit, qui opère depuis bientôt quatre décennies, est responsable de l’organisation, de la préparation et de la conduite de quelque 70 examens professionnels, des examens de Cambridge tout comme des examens nationaux au niveau primaire et secondaire. L’institution emploie des professionnels qui, année après année, font tout pour assurer des examens de bonne qualité, sécurisés et irréprochables.

Ce qui s’est passé il y a quelques jours est certes préoccupant. Trouver des papiers d’examens en la possession d’une personne qui ne bénéficie d’aucune autorisation à ce sujet est très grave. Même si ces papiers sont encore au niveau de préparation, et donc pas finalisés, il ne faut pas minimiser l’incident. Il en va de la crédibilité de l’institution et de son capital confiance auprès de la population. Le mot est dit : confiance. La confiance ne se demande pas, elle se mérite. Le MES se doit d’être prudent et rigoureux dans ses actes car, comme l’a si bien dit Jean Paul Sartre, « la confiance se gagne en gouttes et se perd en litres ».

En d’autres mots, le bon travail effectué durant de longues années peut être anéanti du jour au lendemain si la confiance n’existe plus. Le MES, nous le croyons fermement, a pris les mesures qu’il faut pour rétablir la confiance. Les institutions sensibles comme le MES ont des plans d’urgence pour de pareilles situations. Ces éventualités de brèche du protocole sécuritaire doivent être prévues et des mesures appropriées prises en conséquence.

Jusqu’à preuve du contraire, gardons confiance en le MES. Parents comme élèves, enseignants comme professionnels du monde éducatif, et surtout le ministère de l’Éducation ont le droit légitime de s’interroger sur les manquements notés. Il faut certes situer les responsabilités et sanctionner le ou les coupables. Mais il ne faut pas faire du sensationnalisme ou de la récupération politique sur une chose aussi sensible.

Les différentes parties prenantes doivent plutôt réfléchir et agir pour le bien commun. Trouver et proposer des solutions en vue de mieux assurer la sécurité des documents, par exemple. Revoir les protocoles autour de la préparation des papiers d’examens, renforcer les étapes de contrôle, communiquer de manière transparente sur ces mesures sont quelques-unes des actions que le MES peut entreprendre. Il s’agit, pour la population, de garder confiance et pour l’institution de mériter cette confiance.

Sunil Gohin
CEO
Wazaa FM & Inside News

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