MONDE DU TRAVAIL : l'entrepreneuriat comme moyen de se réinventer

Que l’on soit entrepreneur, gérant d’entreprise, directeur, artiste, créateur ou que l’on travaille dans n’importe quel autre métier, nous avons tous un point en commun : l’envie de réussir.
MONDE DU TRAVAIL : l'entrepreneuriat comme moyen de se réinventer
La nécessité de toujours de réinvinter professionnellementl'entrepreneuriat

S’il y a un point positif à souligner dans ce chaos mondial qu’est la pandémie de la Covid-19, c’est qu’elle a forcé bien des personnes à se réinventer. Avec les divers confinements et autres restrictions sanitaires, la cellule familiale, par exemple, s’est retrouvée face à des situations inédites. Les membres d’une famille qui d’ordinaire ne se côtoyaient pas durant la journée ont dû réapprendre à vivre ensemble. L’emploi rémunéré a quitté le bureau ou le site professionnel pour intégrer la maison familiale, à travers le travail à domicile ou le télétravail. Des salariés ont connu les affres du licenciement ou de la baisse de leur salaire et ils ont dû trouver d’autres moyens de subsistance. Beaucoup se sont lancés dans l’entrepreneuriat, pour se réorienter et pour sauver leurs familles, avec plus ou moins de visibilité sur l’avenir.

Le monde d’avant la Covid ne reviendra pas, selon nombre d’experts. Fini ce temps où, passées les études, un jeune pouvait se lancer dans une carrière professionnelle dans le secteur public ou dans le privé, en espérant y travailler jusqu’à sa retraite. Fini l’époque de la course vers un travail au sein de la sacrosainte Fonction publique, avec emploi garanti à vie, futur assuré, pension de retraite grassouillette, et autres compensations ou allocations alléchantes.

Terminé la perspective de passer toute sa carrière au sein d’une des grosses entreprises historiques du privé, avec un salaire mirobolant et d’autres rémunérations attractives. Le monde du travail est devenu volatil. Le privé est en constante évolution. Même le secteur gouvernemental change. Les jeunes en quête d’emploi doivent s’adapter aux nouvelles conditions. Ou courir le risque de périr.

D’où la nécessité d’encourager la culture entrepreneuriale. Comme toute aventure professionnelle, l’entrepreneuriat a ses bons comme ses mauvais côtés. Fonder sa propre entreprise ou reprendre une entreprise existante n’est pas sans risques. Se lancer dans les affaires, parfois sans filet de protection, apprendre à en relever les défis, à saisir les opportunités, à développer une idée, à l’amener à termes, à accepter les coups, à tomber et à se relever, surtout si l’entrepreneur est un jeune, n’est pas une mince affaire. Mais la bonne chose est que le jeune entrepreneur va développer son autonomie et sa capacité d’action, tout en affinant son sens des responsabilités et son audace professionnelle.

Il nous faut changer notre regard sur l’entrepreneuriat. De nos jours, le jeune ne développe pas tout son potentiel. Il préfère la sécurité d’un emploi garanti, travaille pour un patron toute sa vie, fait des économies avec peine et fini sa vie souvent épuisé et en mauvaise santé. L’entrepreneuriat offre au moins au jeune la possibilité d’être son propre patron.

Le jeune entrepreneur peut canaliser toute son énergie vers le développement de sa propre entreprise. Il peut bénéficier directement des dividendes obtenus de la sueur de son front. Il peut faire fructifier son capital et grandir dans tous les sens du terme. L’entrepreneur a les moyens d’influer sur la société, en y apportant des changements grâce aux services qu’il offre. Il pousse à la création d’emplois, à l’innovation, à la créativité. Avoir plus d’entrepreneurs signifie, pour le pays, plus de développement économique et social.

Maurice se doit d’encourager la culture entrepreneuriale. Le gouvernement et le secteur privé ont déjà des programmes qui aident les jeunes à créer leur propre entreprise. Il y a des réseaux de « business angels » qui ne demandent qu’à guider et qu’à soutenir le jeune entrepreneur, en termes financiers ou de conseils. La Covid a, par force, obligé des jeunes et des moins jeunes à se réinventer. Ce qui a contribué à l’apparition de diverses entreprises gérées par un ou un petit groupe d’individus.

Mais ce qu’il nous faut, à termes, ce sont des jeunes qui développent de vraies valeurs entrepreneuriales, qui grandissent en se disant qu’une fois les études terminées, ils créeront leur propre entreprise et seront leur propre patron. C’est de cette culture dont Maurice a besoin si nous voulons grandir en tant que nation vraiment indépendante. Nous avons besoin de jeunes Mauriciens qui produisent et qui offrent les produits et services que nous importons actuellement. Cela demande un changement de mentalité à tous les échelons, de la cellule familiale aux plus hautes instances décisionnelles du pays.

Sunil Gohin

CEO

Wazaa FM & Inside News

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