Opinion - main d'œuvre étrangère : non à la démagogie !

D’ores et déjà, ce sont des esclaves et des “coolies” qui ont œuvré, sué et travaillé corps et âme pour le devenir de l’Ile Maurice d'aujourd'hui.
Opinion - main d'œuvre étrangère : non à la démagogie !

« En libéralisant le marché du travail, le gouvernement veut retourner à l’époque où on importait des coolies pour travailler à Maurice»: ce sont des propos d’Ashok Subron, porte-parole

de la GWF dans un hebdomadaire, dimanche, 16 juin qui relèvent de la démagogie pure et simple. Il est explicite, ici, qu’Ashok Subron agit plus en tant que politicien que négociateur syndical, vu qu’il est un des dirigeants de Rezistans ek Alternativ en quête d’une alliance électorale avec un de principaux partis politiques de l’opposition.

La vérité est que le secteur agricole (cultures vivrières, industrie cannière…), est confronté à un épineux problème de manque de main d'œuvre. S’agissant de l’industrie cannière, la Mauritius Cane Industrie Authority (MCIA) a entrepris des consultations auprès de tous les partenaires ( petits et gros planteurs de la canne à sucre, Chambre d’Agriculture, Planters’ Reform Association, syndicats…) en 2023 en vue d’importer des ouvriers agricoles de l’Inde pour pallier le manque de travailleurs dans le secteur susmentionné.

Il nous revient que lors d’une de ces réunions, Ashok Subron aurait parlé de “coolies”,cela au grand dam de tous ceux présents. Ce sujet étant considéré comme tabou dans certaines sphères, personne siégeant au sein de cette instance n’a voulu faire de déclaration à la presse, exception faite de Salil Roy, président de la Planters Reform Association qui a souligné la nécessité de faire venir des ouvriers de l’étranger pour redynamiser le secteur agricole, notamment l’industrie cannière. Dans une interview de presse en juin 2023, Salil Roy déclarait avec raison: «Chaque arpent de terre agricole abandonnée représente une grande perte, non seulement pour le planteur concerné, mais aussi pour le pays.»

Car le nombre de terres agricoles abandonnées à Maurice ne cesse d'augmenter, passant de 2 500 arpents à plus de 10 000 -15 000 arpents de 2013 à 2023, selon une étude réalisée par la Small Planter’s Association (SPA). «Il y a plusieurs facteurs qui poussent un planteur à abandonner son terrain. D’abord, les héritiers ne sont plus intéressés par l’agriculture. Ils préferent un travail col blanc. De plus, beaucoup de planteurs sont découragés, car ils ne sont pas assez protégés contre les calamités…», regrettait Kreepalloo Sunghoon, secrétaire de la SPA dans une interview de presse. Nous n’avons pas le droit moral de laisser mourir l’industrie cannière à laquelle s’ouvre de nouvelles perspectives à travers des marchés niches.

Selon le directeur de la MCIA, Satish Purmessur, le rapport sur les consultations ont été soumis au ministère de l’Agro-Industrie et de la Sécurité alimentaire, qui à son tour a déjà déposé ledit rapport au ministère du Travail avant d’être examiné par le Conseil des ministres en vue d’être avalisé ou pas.

Dans une conjoncture, où Maurice importe plus de 80% des produits alimentaires et que le pays regroupe quelque 38 000 travailleurs, engagés dans divers secteurs ( manufacturier, textile, construction, boulangerie, commerce, restauration, hôtellerie, Ashok Subron ferait mieux de cesser de parler de “coolies”, de critiquer ou de mettre des bâtons dans les roues du développement. Il parle de “coolies”, comment expliquer qu’à Maurice, comptant plus de 400 000 employés, seuls 25% sont syndiqués. Quel Modus Operandi sa centrale syndicale, la GWF a-t-elle pour encourager les salariés mauriciens à se syndiquer?

Imaginons, si on enlève tous les travailleurs étrangers dans les secteurs susmentionnés, les syndicats pourront-ils les remplacer par des Mauriciens? Ashok Subron a-t-il une base de données sur le nombre de Mauriciens à la recherche d’un emploi. Jusqu’ici, a-t-il fait une campagne pour encourager des demandeurs d’emploi à se rapporter au bureau de l’Emploi?

Plus que jamais, Ashok Subron doit cesser de soulever un sentiment de communautarisme et de parler sur tous les toits un faux problème de “coolies” qui n’existe plus ici. L’appellation de “coolies” a été abolie dans les années 80’ et 90’ avec le “phasing-out” des camps sucriers. D’ores et déjà, ce sont des esclaves et des “coolies” qui ont œuvré, sué et travaillé corps et âme pour le devenir de l’Île Maurice d'aujourd'hui.

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