Opinion: Vivre la “Passion” de Ramgoolam

Sans citer de noms, nous avons notre petite idée sur l’identité de ceux à qui il a lancé des flèches.
Opinion: Vivre la “Passion” de Ramgoolam

Le leader du Parti Travailliste, Navin Ramgoolam a parlé de “Judas” au sein de son parti lors d’un rassemblement des Rouges, à Solitude, vendredi 20 janvier. “Dan nou parti mem ena plein Judas”, a-t-il lancé sans ambages. En évoquant “Judas”, il a fait ainsi référence à la traîtrise, comme l’avait vécue Jésus Christ, selon la Bible. Ici, Navin Ramgoolam a intentionnellement mentionné de manière implicite de “traitres”, des “vender”… au sein des Rouges. Sans citer de noms, nous avons notre petite idée sur l’identité de ceux à qui il a lancé des flèches.

En restant dans la rhétorique de “Judas”, selon la Bible, le Christ a été vendu par Judas. Capturé au Mont des Oliviers par les maîtres de la loi et les Pharisiens, le Christ a été présenté devant Ponce Pilate, gouverneur de Judée sous le règne de Tibère pour être jugé. Mais, ce dernier s’est lavé les mains. De ce fait, le Christ a vécu un calvaire avant d’être crucifié.

De même, le leader du Ptr sait pertinemment bien de la loyauté de ses hommes, plus particulièrement de ses principaux lieutenants. Il anticipe sans nul doute le sort qui lui sera réservé lors de la prochaine joute électorale en 2024. Tout comme Ponce Pilate, un quelconque grand chef ou de partenaires d’une éventuelle alliance se lavera (laveront) les mains avec lui. Il sera jugé et condamné sur l’autel populaire de l’électorat.

Pour revenir au congrès de vendredi dernier, il nous revient que le Ptr a voulu qu’il soit le premier organisé en secret pour marquer le coup en 2023. Mais, il s’est avéré être un fiasco par rapport à l’affluence. Il se chuchote que l’état-major des Rouges envisagerait de placer deux candidats, issus de la communauté vaish au no 5 (Pamplemousses/Triolet), lors des prochaines élections générales, cela en laissant sur la touche, ceux des communautés dites minoritaires, à savoir rajput et ravived. Le comble est que la composante dite “population générale” est en majorité au no 5. Cette frange de l’électorat ne l’entend pas de cette oreille.

Depuis un certain temps, il est établi que la manière de faire du leader du Ptr à l’égard de certaines composantes de la population suscite de l’indignation et de la révolte. De ce fait, la susceptibilité de certaines composantes est blessée. Cela à tel point que certains de l’état-major ont pris leur distance du parti. En tout cas, 2023 est décisive par rapport à ce que réserve l’avenir politique de Navin Ramgoolam.

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