Plus de 240 chauffeurs de taxi mauriciens réclament des discussions d’urgence avec le Premier ministre au sujet d’Uber

3 septembre 2026

Plus de 240 chauffeurs de taxi à l’île Maurice ont sollicité une réunion d’urgence avec le Premier ministre Navin Ramgoolam et le ministre des Transports Osman Mahomed, suite au lancement des services Uber dans le pays à la fin du mois de mars dernier.

S’exprimant au nom des plus de 240 chauffeurs, le porte-parole Naik Vengidasamy a demandé la tenue de cette rencontre, aux côtés de représentants de la police et de l’Autorité nationale des transports terrestres (NLTA).

Le groupe vise à présenter directement ses préoccupations et à obtenir des éclaircissements sur les éventuels problèmes susceptibles de découler d’une éventuelle régularisation de la plateforme de réservation de trajets.

Parallèlement à leur appel au dialogue, les chauffeurs ont engagé une action en justice devant la Cour suprême.

Un groupe de 243 exploitants de taxi a déposé une injonction et engagé une procédure contestataire visant la légalité du nouveau service, soutenant qu’Uber crée une concurrence déloyale en opérant en dehors des contraintes réglementaires imposées aux taxis traditionnels.

Les chauffeurs remettent en question en particulier le système de base opérationnelle d’Uber et sa conformité aux dispositions réglementaires prévues par la Loi sur la circulation routière.

En outre, les opérateurs ont exprimé leur volonté de rejoindre une plateforme locale, déclarant qu’ils s’opposent au transfert des fonds des clients à l’étranger.

Julien Ramtohul

Journaliste et rédacteur basé à Maurice, je m’intéresse aux sujets qui racontent l’île au quotidien : actualité locale, société, culture, tourisme et initiatives mauriciennes. À travers mes articles, je cherche à proposer une information claire, utile et proche du terrain.