L’île Maurice est confrontée à une grave crise environnementale, et de nouvelles données révèlent que plus de 37 kilomètres de sa côte ont déjà été affectés par l’érosion.
La gravité de la situation est davantage soulignée par des projections qui prévoient un risque croissant pour les infrastructures.
Selon les modèles issus du scénario de sécurité MauRisCot, plus de 4 000 unités bâties pourraient être menacées d’ici 2050, un chiffre qui devrait atteindre près de 19 000 unités d’ici 2100.
L’avancée de la mer se fait déjà sentir sur les rivages de l’île. Déjà en 2015, des données montraient que 23 % des plages — soit près d’une sur quatre — étaient touchées par l’érosion.
Ce recul du littoral est lié à une hausse mesurable du niveau des mers. À Port-Louis, les mesures effectuées entre 1987 et 2020 ont enregistré une augmentation moyenne annuelle du niveau de la mer de 4,7 mm.
À l’avenir, la situation devrait se dégrader de façon significative. D’ici 2100, certains secteurs côtiers devraient reculer de 130 à 150 mètres vers l’intérieur des terres.
Les chiffres fournis pour 2050 et 2100 représentent des zones d’exposition établies sur la base du scénario MauRisCot et ne constituent pas une prédiction certaine de la disparition des bâtiments.
Répondre à ce problème pressant engendre des coûts financiers importants. Un plan de réhabilitation sur cinq ans vise à restaurer plus de 11,5 km de littoral répartis sur 17 sites prioritaires. Ces travaux essentiels sont estimés à 4 milliards de roupies.